les Îles du Salut

Présentation

Les îles du Salut forment un groupe de 3 îlets situés à 8 miles (soit 15 km) au large de Kourou. La principale île se nomme Royale, la seconde l’île Saint-Joseph et la troisième l’île du Diable, nom sous lequel l’archipel était connu jadis, jusqu’au moment où l'on jugea convenable de lui donner une appellation moins effrayante, et reflétant mieux l'image du petit paradis qu'elles sont devenues aujourd'hui...

L'Île du Diable

Avec ses 14 hectares de superficie, l'île du Diable est la plus petite de l'archipel.
C’est sur le Diable qu'étaient déportés les prisonniers politiques dont le plus célèbre est Albert DREYFUS. Alors que lui était enfermé dans une maison isolée par un mur, les autres prisonniers étaient en liberté surveillée. Ils vivaient dans des maisonnettes individuelles, se faisant eux-mêmes leur cuisine, pouvant cultiver un lopin de terre et avoir quelques animaux tels que des poules ou des porcs.

L'Île Royale

C’est l’ile principale de l’archipel avec ses 28 hectares.
1763/65 : Suite à l'expédition de Kourou, par manque de places sur le littoral, les colons, en masse, sont installés sur les "Iles du Diables". Des milliers y mourront de faim et de fièvre. Jugeant que ces îles étaient le salut de la colonie, elles seront rebaptisées ainsi.
1852 : 1er débarquement de 300 condamnés. Ils débarquent sur l'île Royale le 10 Mai 1852 pour le début de la période pénitentière. C’est là qu’était installée l’administration pénitentiaire et le Commandement du bagne des Iles.
1938 : Arrêt définitif de l'envoi de bagnards en Guyane
1965 : les Iles du Salut sont rattachées au CNES, sur l'île Royale est installé une caméra de poursuite des fusées lors des lancements. Pour des raisons de sécurité, les îles sont interdites 5h avant chaque lancement.
 
Depuis 1980, l'île Royale est ouverte à l'hôtellerie et au tourisme.

Saint Joseph

Appelée également "l'île du Silence", le camp de la Réclusion de Saint-Joseph était réellement le "Bagne du Bagne" dans lequel les condamnés les plus rebelles étaient transférés.
Ils étaient entre 20 et 30 000 bagnards déporté sur cette île entre 1852 et 1938.
Au sommet de l'île accessibles par des sentiers pavés, subsistent quelques bâtiments de la réclusion, envahis par la végétation. Ils renseignent les visiteurs sur les dures conditions de vie des forçats.
Ils dormaient successivement les peids liés à des barres de fer, dans des dortoirs collectifs, en hamac et sur des planches de bois dans des cellules individuelles surveillées par un chemin de ronde. Ils avaient droit à une heure de promenade et un bain par jour à marée haute. Ils pouvaient écrire des courriers, lire s'ils n'avaient pas eu de punitions pendant 3 mois.
Actuellement, le site est entretenu par les légionnaires qui maintiennent en état de propreté cette île.
La plage de coquillage accueille les touristes pour un bain entre les rochers et à marée haute, face à l'alizée et l'île du Diable.
Un sentier vous permet de faire le tour de l'île en environ 20 minutes, et vous donnera l'occasion d'admirer quelques vestiges de roches gravées par les Amérindiens.

By Dakotacom Agency 2018